LA TRAVERSEE DE PARIS
Le 19 septembre 2004


En cette douce matinée de septembre, une certaine effervescence commençait à gagner le Jardin Tino Rossi. Il faut dire que des voitures et des camions chargés de canoë et de kayak prenaient petit à petit possession des quais. Un homme de la voirie, affairé à vider les nombreuses poubelles du parc a l'aide de son petit véhicule vert, m'interpella afin d'assouvir sa curiosité : " Que se passe t'il aujourd'hui ?" Me lança t'il d'un air perplexe. C'était la traversée de Paris et des centaines de kayakistes de tous niveaux et de tous horizons se préparaient à embarquer pour se poster dans la zone de départ. Des kayaks de course en ligne, de rivière, de mer, des canoës pouvant compter jusqu'à 9 personnes et un dragon boat aillaient bientôt se lancer dans cette traversée.

Pour nous c'était le branle bas de combat ! Le nombre des participants était tel que nous avions dû mettre en place une organisation quasi militaire. Trois groupes avec des responsables de groupe armés de liste ! Le matériel avait été choisi la veille par chacun et il fallait le redistribuer en contrôlant la présence de tout le monde. Bruno, Jérôme, Virginie et Céline ont rempli leur rôle à merveille ! tout le monde était fin prêt et il ne manquait plus qu'à monter dans son bateau...

L'embarquement était comme à l'accoutumée folklorique pour ne pas dire chaotique. Oeil pour oeil, dents pour dents, l'accès au ponton d'embarquement répondait aux douces règles de la loi du plus fort. Mais ça n'avait pas d'importance puisque l'ensemble des participants serait de toutes façons sur l'eau avant le départ. La bonne humeur était au rendez-vous, d'autant plus que cette année, il y avait un ponton...

Sur l'eau l'ambiance montait au fur et à mesure de l'écoulement du temps. L'ensemble des membres du club était sur l'eau et s'était regroupé sur la rive droite en attendant le départ. Quelques pagaies frappaient les kayaks pour faire du bruit mais peu de monde suivait, l'ambiance n'était pas encore assez chaude. Le courant nous faisait tous dériver et la ligne de départ était déjà dépassée par un nombre important de participants. Ainsi Smain perché sur son bateau moteur, un micro à la main donnait les consignes et forçait tout le monde à reculer. C'est à ce moment précis que l'ambiance monta, des cris, des bruits de tambour résonnait au-dessus de l'eau. L'impatience était maintenant bien installée, et le GO lancé par Smain libéra l'énergie des kayakistes qui par leur coup de pagaie allait contribuer à un défilé peu fréquent dans Paris.

Tout le monde naviguait avec le sourire, les gens se parlaient, et plaisantait tout en admirant les ponts et monuments parisiens sous un jour nouveau. Sur les quais de Seine fermés, à la circulation tous les dimanches, Jogger, roller et autres cyclistes, amusés de voir des sportifs du dimanche d'un autre ordre, affichaient un air étonné. Des touristes japonais déclenchaient leurs appareils photo et caméscopes et exécutaient de grands signes de main en guise de salut. Bref l'ambiance était bon enfant et le soleil qui s'était invité au dernier moment, n'y était pas pour rien. Le paysage défilait, le pont neuf, le pont des arts, notre dame, la tour Eiffel bref la plupart des monuments de paris s'offraient aux contemplations de tous. Et, vu de si bas, le spectacle est formidable. D'autres ignoraient complètement les joyeux architecturaux de la capitale, préférant observer du coin de l'oeil les maîtres nageur sauveteur sur leurs beaux bateaux moteurs... Il manquait juste un banc de sable et une marée descendante pour s'échouer et se faire secourir par les beaux garçons ! C'est le zouave du pont de l'alma qui aurait bien rit.

Le pont de Sèvre marquait l'arrivée du parcours et le débarquement sur les pontons du BAC. Là un sandwich jambon fromage nous attendait pour nous ragaillardir. Tout le monde se reposa un moment mais pour les membres de l'ACBB tout n'était pas terminé. En effet le retour au club devait se faire en pagayant mais ce dernier effort à fournir était tout petit en regard du barbecue qui nous était proposé au club. L'après midi tout le monde se prélassa au soleil. Le club de Besançons et des ardéchois ont profité avec nous des grillades. Benoît PESCHIER, le tout nouveau Champion olympique de K1 Slalom s'était également joint à nous.

Ainsi, ce fût une excellente journée, tout le monde était ravi et le club remporta un trophée car nous étions le club le plus nombreux !

Franck B


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